Témoignage stage d’été

Stage d'Aïkido à Puy-Sainte-Reparade

L’Aïkido est une grande famille, la période estivale avec tous les évènements et rencontres qui fleurissent est propice à s’en apercevoir. Le Stade Laurentin à récemment participé à un stage d’Aïkido organisé à Puy-Sainte-Réparade par les hauts gradés Fabrice CAST (6e DAN) et Alain BIEHLY (5e DAN). Si cela a été une réelle opportunité de bénéficier du travail et de la recherche de ces deux excellents techniciens et de s’inscrire dans cette démarche de formation continue que le Stade Laurentin recommande pour ces professeurs et ses adhérent ; ce fut également l’occasion de revoir de nombreux pratiquants au visage familier avec qui l’on aime monter sur le tatami.

Alors pour nos adhérents qui ne connaissent pas bien Fabrice et Alain voici brièvement leur parcours. Nous leur donnerons ensuite la parole pour qu’ils nous parlent entre autres choses de ce stage et des évènements futurs.

 

Fabrice CAST

Fabrice CAST a débuté l’Aïkido en 1987 au dojo de Pertuis, depuis il a obtenu le 6e Dan CSDGE / 6e Dan Aïkikaï, diplômé BEES 2e degré d’Aïkdo.

Il est membre du Comité Directeur National de la FFAB, responsable de la commission Communication et Chargé d’Enseignement National (CEN)

Enfin il est membre de la commission Enfants – Jeunes
et Président la ligue de Provence d’Aikido

 

Alain BIEHLY

Alain BIEHLY est 5e Dan CSDGE. Il a débuté l’Aïkido en 1976 à Paris avec Maitre Noro. puis installé à Aix en Provence en 1984, il a suivit à partir de là, l’enseignement de Maitre Tamura. Toujours inscrit dans cette étude de l’Aikido, il continue la pratique dans le cadre du Shumeikan dojo de Bras et lors des stages fédéraux. Membre de la commission technique de la Ligue de Provence il enseigne à Aix, Jouques et Rians.

 

Journée de démonstration à l’Embukaï

Fabrice, il y a quelques semaines tu as participé au 56e All Japan Aïkido Embukaï 2018. Tu pourrais nous en dire un peu plus ?

FC : L’Embukaï est une journée de démonstrations organisée par L’Aïkikaï une fois par an regroupent un grand nombre de Maîtres, groupes ou écoles du Japon, mais aussi étrangères.

 

Pour la 56e édition qui a eu lieu le samedi 26 mai 2018, l’École Européenne d’Aïkido a participé à cette journée.
L’E.E.A est une association 1901 qui a été créée autour de Maître TAMURA afin notamment de promouvoir l’aïkido transmis par ce dernier.

Pour représenter l’Aïkido de TAMURA Shihan lors du 56e Embukaï, un groupe de ses élèves a été invité par l’E.E.A à participer à un séjour au Japon dans le but de pouvoir s’entraîner durant une semaine à l’Aïkikaï So Hombu dojo de Tokyo et de se préparer pour la journée de démonstration sous le regard de Doshu Moriteru UESHIBA, mais aussi de madame TAMURA présente pour l’occasion.
Ce groupe était constitué de quatre techniciens tous élèves de TAMURA Shihan : Didier ALLOUIS Shihan, Robert LEVOURCH Shihan, Béatrice BARRERE et moi-même.
Accompagnés de nos UKE, nous avons donc eu le privilège, mais aussi la lourde tâche de présenter en toute humilité l’aïkido que nous a transmis TAMURA Shihan et que nous essayons de poursuivre notamment au sein de la FFAB.

 

Retour sur Le Brevet Fédéral de cette année

Tous les enseignants du Stade Laurentin ont bénéficié de la formation Brevet Fédéral qui autorise à son titulaire de pouvoir enseigner l’Aïkido au sein d’un dojo de la FFAB (fédération Française d’Aikido). C’est grâce à cette formation que notre club fort d’une équipe de 7 professeurs peut couvrir tous les créneaux horaires et encadrer tous les publics (enfant, adulte débutant, adultes expérimenté, senior, pratiquant d’Aïki Taïso)

Nos deux nouveaux professeurs d’Aïkido récemment diplômés ont d’ailleurs bénéficié pas plus tard que cette année de cette formation. En présence de l’un des cadre de cette formation, c’est l’occasion d’en savoir un peu plus.

 

Alain entre autres choses tu as encadré avec Jean-François Fabre la préparation BF. Aimerais-tu nous en dire en peu plus ?

Riche expérience sur le plan humain que d’être au contact de pratiquants désireux d’enseigner notre discipline.
Essayer de cerner les motivations et les besoins de chacun en fonction de l’hétérogénéité des niveaux me guidèrent pour dégage ce que j’appellerai des points clés de construction de la pratique.
Il ne s’agissait pas à mon sens de faire de la technique ou de proposer une forme particulière de travail, mais de mettre l’accent par exemple sur :

  • L’attitude avant même l’attaque
  • La recherche de déséquilibre lors du premier contact
  • La recherche de relâchement
  • Le lien entre ce que de manière erronée nous appelons « préparation » et la pratique avec le partenaire
  • La similitude d’exigences qui se posent à nous que nous soyons Tori ou Uke
  • La relation de sensation entre le travail à mains nues et celui aux armes
    Donc beaucoup de questions et de tentatives pour tenter d’apporter des éléments de réponse en fonction d’où j’en étais moi-même dans ma pratique à ce moment-là.

 

Le stage d’Aïkido de Puy Sainte Réparade

Organisez-vous souvent ce type de stage d’Aïkido en duo ?

Nous nous connaissons depuis de nombreuses années et au travers de notre pratique de l’aïkido, une réelle amitié s’est nouée entre nous.

Ainsi en plus d’une pratique quotidienne au dojo de Bras nous partageons de longues discussions sur notre recherche impulsée par TAMURA Shihan et poursuivie à présent auprès de Claude PELLERIN Shihan.
La mise en place de stages en commun est donc pour nous le prolongement de tout cela.

D’abord pour nous, afin de construire ensemble notre recherche et ensuite pour rassembler ceux qui désirent adhérer à notre travail.

Ce premier stage d’été fait donc partie d’un ensemble de stages que nous essayons de pérenniser dans le temps :

  • Stages sur une matinée le dimanche matin
  • Stage de l’ascension sur 4 jours
  • Stage d’été en soirée sur une semaine
  • ………

 

Le format de ce stage est plutôt inhabituel. D’habitude les stages se déroulent les WE et sur une ou deux journées. Pourquoi avoir choisi ce format ? (Cours tous les soirs sur une semaine)

Nous arrivons dans la période estivale d’été et souvent les clubs arrêtent fin juin leurs entraînements quotidiens.

Proposer une action en soirée sur une semaine nous semble donc utile pour permettre à ceux qui le désirent de prolonger la pratique sans pour autant devoir notamment prendre des disponibilités professionnelle ou familiale.

 

Comment choisissez-vous les thèmes pour vos stages ?

Le terme thème ne nous semble pas approprié, la pratique ne peut se découper. Notre pratique et la recherche qui en découle nous amènent pendant une période à mettre l’accent sur certains aspects, mais ceux-ci changent avec le temps. Rien n’est inscrit dans le marbre, la pratique, les sensations, les réflexions et l’enseignement de Claude PELLERIN Shihan sont nos guides sur un chemin sans limites pour peu qu’on ne cesse d’y travailler.

Enfin, au-delà de notre rôle de professeurs, le but, à travers ce stage est aussi lde nous permettre de devenir les élèves de notre propre cours.

 

À qui s’adressent vos stages ?

Nos stages sont ouverts à tous les pratiquants désireux d’étudier avec nous l’aïkido que l’on nous transmet et que nous essayons humblement de transmettre à notre tour.

 

Des prochains projets de stage d’Aïkido ?

Depuis quelques années nous étudions le fait de pouvoir organiser un stage durant une semaine, mais sur un site avec hébergement.

Nous pensons que ce projet verra surement le jour lors de la prochaine saison 2018/2019.

 

Les évènements de l’été

Nous allons entrer en période festival durant laquelle nous avons encore de beaux rendez-vous nottament le Stage de Saint-Mandrier. Fabrice, peux-tu nous en dire un peu plus sur cet évènement emblématique ?

Pour ma part je participe au stage de Saint-Mandrier depuis de nombreuses années, au départ habitant à 1h de route j’y allé uniquement le matin faisant ainsi les aller-retour dans la demi-journée.
Et puis désireux d’y amener des adolescents de mes clubs j’y participe en y restant sur site la semaine depuis 2006.

J’ai donc connu les stages avec TAMURA Shihan puis désormais avec Claude PELLERIN Shihan, Gilbert MILLAT Shihan et Michel PROUVEZE Shihan, cela est pour moi la continuité de ma recherche quotidienne.

J’invite d’ailleurs tous les pratiquants désireux de s’investir dans des stages d’une semaine, cela permettant de pouvoir d’abord pour soi-même de trouver des réponses ou de nouvelles pistes de travail, mais aussi de renforcer l’image de l’aïkido dans le monde des arts martiaux français.

En effet bien que la recherche de l’aïkido est avant tout personnelle, elle ne peut se faire qu’en groupe et si le groupe est important l’évolution de notre discipline le sera davantage.

 

Dans un peu moins de deux mois attaque la nouvelle saison. C’est la période notamment ou de nombreuses personnes vont venir essayer et découvrir notre art martial. Qu’est-ce que vous aimeriez dire à ces personnes ?

Que l’aïkido est une discipline accessible à tous quel que soit l’âge, le sexe ou les motivations, mais qu’il faut savoir être patient et surtout persévérant.

Une citation de Maître TAMURA parue dans la revue Karaté Bushido nous venant à l’esprit pour expliquer cela : « La seule certitude qui existe est qu’il faut continuer à travailler pour progresser quel que soit le niveau de sensation que l’on développe ».

Merci à vos deux pour avoir prix le temps de répondre à nos questions et à travers vos réponses, nous accompagner dans notre recherche. Notre dojo vous est grand ouvert. A bientôt sur les tatamis.

Denis Degioanni

Denis Degioanni

Auteur de cet article, je suis adhérent et enseignant chez Stade Laurentin Aïkido
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